Neuf millions de personnes parlent le catalan

 Les régions où le catalan est le plus parlé

De toutes les régions où le catalan est parlé : Catalogne, Valence, les Baléares, la Catalogne Nord (sud de la France), Alghero et l’est de l’Aragon, c’est dans cette dernière que la plupart des gens le parlent et le comprennent (90% de la population). Ce n’est pas la même chose lorsqu’il s’agit de le mettre par écrit, puisque seulement 30% savent l’écrire, derrière la Catalogne (62%), Andorre (61%) et les îles Baléares (46,9%). C’est l’une des données fournies par le Rapport sur la situation de la langue catalane (2005-2007), présenté hier par ses auteurs, Eva Pons et Natxo Sorolla.

Selon eux, l’immigration a fait que les territoires où le catalan est parlé ont dépassé les 13 millions d’habitants. Parmi eux, plus de neuf d’entre eux admettent parler catalan et ceux qui le comprennent dépassent les 11 millions. Ces chiffres amènent Pons et Sorolla à affirmer que le catalan doit cesser d’être considéré comme une langue minoritaire et devenir une langue européenne médium,  » quelque chose dont il faut tenir compte dans la formulation des revendications et la planification de sa promotion « .

La bande de Gaza est également en tête des zones où le catalan est le plus utilisé dans le pays (80%), suivie par la Catalogne et les Baléares (50%), Andorre et Valence (entre 20% et 40%) et la Catalogne Nord et Alghero (moins de 20%). Dans ces deux dernières, selon le rapport, il y a le danger de la disparition du catalan, car « il n’y aura pas de remplacement générationnel », la même menace que dans la zone métropolitaine de Valence, « où la moitié des catalans ne le transmettent pas à leurs enfants.

L’étude, promue par l’Observatoire de la langue et le Réseau Cruscat de l’Institut d’Estudis Catalans, est basée sur les résultats des enquêtes sur les usages linguistiques connus entre 2005 et 2006, sur les événements politiques et sociaux, et sur les réglementations et sentences qui ont affecté la langue catalane entre 2005 et 2007. Le rapport considère la refondation de l’Institut Ramon Llull comme positive et dénonce le fait que la mise en œuvre de la TNT ne sert pas à augmenter le catalan dans les médias.

 

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